Programmation adulte

Accueil en résidence de Céleste ma planète

Entretien avec Didier Ruiz

Nous avons accueillis La Compagnie des Hommes en résidence au Théâtre Traversière pour leur nouveau spectacle Céleste ma planète. Rencontre avec Didier Ruiz, le metteur en scène :

« Bonjour, je suis Didier Ruiz, metteur en scène de la Compagnie des Hommes. 20 ans d’existence, 20 ans de spectacles soit avec des comédiens professionnels comme c’est le cas de Céleste ma planète, soit sans comédien, comme c’est le cas par exemple d’une longue peine qui a été accueilli dans cette maison il y a quelques années. »

Céleste ma planète, ça raconte quoi ?

« La création sur laquelle on travaille aujourd’hui s’appelle Céleste ma planète, d’après un texte de Timothée de Fombelle. C’est une fable écologique qui raconte comment, par amour, un jeune garçon va sauver Céleste qui porte sur sa peau les maux de la planète. Et en sauvant Céleste, il va peut-être sauver la planète. C’est une fable qui se termine très bien. On voit bien que la réalité est un petit peu différente, c’est pour ça que c’est une fable. »

Pourquoi ce texte ?

« J’ai eu un coup de foudre pour l’auteur Timothée de Fombelle, dont j’ai lu l’intégralité de l’œuvre en deux temps trois mouvements. Et parmi ses gros ouvrages, parce qu’il écrit des énormes romans, il y a cette petite fable et j’ai eu un coup de foudre pour cette histoire très jolie, pour l’univers dans lequel elle se développe. Après coup, je me suis dit que l’écologie c’est quand même un sujet qui m’intéresse. Je suis en première ligne, sensibilisé et concerné, alors allons-y. J’espère que ça va intéresser les plus jeunes et les moins jeunes, et je trouve que c’est important d’en parler de cette manière-là, en racontant une histoire. »

Que fais-tu pendant la résidence ?

« C’est un travail un petit peu singulier puisqu’il y a beaucoup de technique au plateau. Il y a des images, fixes et animées. Dès qu’il y a de la lumière ça devient tout de suite très compliqué. On travaille en même temps le son, la lumière, l’image, le plateau et les comédiens. On avance lentement, parce qu’il faut tout programmer. Mais du coup on a tout de suite un résultat global. Et là par exemple, aujourd’hui dernier jour de la résidence, je pense qu’on va arriver à trois-quarts d’heure de traversée, sur une heure de spectacle, avec une première couche qui sera à mon avis à 85% d’achevé. La prochaine étape de résidence sera de finir les 15 minutes restantes et finir les 15% qui manquent de finitions. »

Par rapport à ce qui était planifié, le spectacle va-t-il dans une direction imprévue ou est-ce que tout se déroule comme prévu ?

« Les deux mon général. Il y avait des éléments de départ mis sur la table qui étaient faits pour aller ensemble et pour faire telle recette de cuisine. Après la pratique fait que tu mets un peu plus de tel élément ou un peu moins et ça, c’est le plateau qui nous le raconte et ça se fait sur le moment. Mais on va dire que ça va vers ce que j’avais imaginé. Et c’est bon signe de retomber sur ses pâtes comme un chat. »

Notre thématique de saison, c’est les couleurs qui représentent nos différentes disciplines et différents spectacles. Quelle serait la couleur de Céleste ma planète ?

« Bleue comme la planète, et comme les yeux de Céleste. »

Céleste ma planète, le mercredi 24 mai 2023 à 14h30 au Théâtre Traversière. Informations et réservations.

Voir toutes les actualités